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Pilo & Co, marque genevoise indépendante installée depuis sa création en 2001 dans le quartier de Saint-Gervais à Genève, l’un des berceaux historiques de l’horlogerie suisse.

PREMIER HORLOGER À GENÈVE

Il faut attendre 1554, soit environ quarante ans après le reste de l’Europe, pour que les Genevois découvrent la montre, avec l’installation dans la Cité du premier horloger, Thomas Bayard, qualifié d’orfèvre et de «orologeur» par le registre des habitants. Il est enregistré comme réfugié, il a fui son pays pour cause de religion. Ils sont des milliers comme lui.

Genève, avant la montre, connaissait déjà les horloges, en raison de leur visibilité sur les édifices publics ou religieux. Il en subsiste une sur le clocheton en face de l’ancienne façade de Saint-Pierre, une autre sur le «Pont d’Isle» à Saint-Gervais, ce quartier mythique où la marque Pilo & Co s’est enracinée.

Amarildo Pilo, ‘l’horloger de Saint- Gervais’, fondateur en 2001 de la marque Pilo & Co Genève

En ouvrant son premier magasin horloger dans le quartier de Saint-Gervais, Pilo & Co s’installe dans le cœur de l’histoire horlogère genevoise. L’ouverture, pour faire face au succès, de sa deuxième horlogerie-joaillerie face au monument du Mur des Réformateurs, entre en résonance avec les valeurs horlogères premières.

AVANT L’HORLOGERIE, L’ORFÈVRERIE RÉPUTÉE

Si l’horlogerie a fait une arrivée assez tardive à Genève, la ville rayonnait avant sur le plan mondial par ses arts de l’orfèvrerie dont la première mention remonte à 1293. Grâce aux foires expositions organisées par la ville, les œuvres des orfèvres genevois étaient très recherchées par les dignitaires des cours européennes et par les puissants de l’époque. Avec la réforme calviniste qui prône un retour aux valeurs essentielles, le luxe et l’apparat ne sont plus à la mode. Sous cette contrainte, de nombreux orfèvres se convertiront à l’horlogerie, transmettant aux garde-temps leurs savoir-faire exceptionnels. Le 20 janvier 1601, pour la première fois, le pouvoir politique reconnaît cette corporation en approuvant les «Ordonnances et règlements sur l’estat des orlogiers». Cette charte déjà orientée qualité fixe les conditions de formation au métier d’horloger - l’apprentissage dure cinq ans - et les conditions d’exercice de la profession.

Les collections horlogères Pilo & Co Genève accordent une large part aux talents et aux versions personnalisables serties. Elles sont totalement en phase avec l’histoire et l’esprit de Genève. Avant l’horlogerie, l’orfèvrerie, Avec l’horlogerie, un concentré de talents et de savoir-faire, une corporation entièrement dédiée à la qualité irréprochable, à la précision absolue.

LA FABRIQUE, CONCENTRATION DE COMPETENCES

Ce n'est pourtant qu'au milieu du XVIIème siècle que l'horlogerie genevoise l'emporte sur l'orfèvrerie. Très organisée, la corporation divise le travail en spécialisations et est la première à permettre aux femmes d’exercer certains métiers horlogers. Par opposition aux grandes manufactures – appelées aussi les machinofactures, la terminologie n’avait alors rien de noble - les Genevois utilisent dès le début du XVIIIème siècle e terme «La Fabrique» pour désigner l’ensemble des entreprises indépendantes liées à l’horlogerie. Peu à peu, ce terme désigne l’ensemble du secteur horloger genevois jusqu’à la fin du XIXème siècle.

La Fabrique emploie en 1800 jusqu’à 5'000 personnes, un cinquième de la population. Elle favorise surtout l’essor des talents: de l’homme fabriquant seul sa montre, l’horlogerie se développe englobant divers corps de «cabinotiers», c’est-à-dire des métiers liés à l’horlogerie qui se spécialisent en monteurs de boîte, guillocheurs, ciseleurs, emboîteurs, doreurs, émailleurs… Des femmes se mettent à faire des chaînettes, à polir les pièces des mouvements ou des boîtes. Peintres sur émail, miniaturistes de talent inaugurent la tradition des montres de luxe.

Les «cabinotiers» se forgent une solide réputation par la qualité de leur travail, leur minutie et leur précision. Ils sont enviés et on ne les considère pas ouvriers comme les autres. Ils constituent une sorte d’ «aristocratie ouvrière», on les traite plus comme des artistes que des artisans. Ils sont cultivés, fervents lecteurs.

Parce que de nombreux cabinotiers s’étaient installés dans le quartier de Saint-Gervais à Genève, Pilo & Co Genève a choisi ce lieu habité par une charge historique puissante. C’est de là que tout est parti. Créer, à la manière des «Cabinotiers» des gardetemps qui s’inscrivent dans l’esprit originel de «La Fabrique»: indépendance face aux grandes usines, vertus de la qualité et dimension artistique et joaillière. Ce statut enviable lui permet d’exprimer sa créativité depuis ses débuts en 2001.